Le monde entier est au parfum de la situation économique très importante des régions du Nord du Mali. Ces zones de Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Tessalit, etc. regorgent du pétrole, de l’or, de l’uranium, du sable industriel, etc.
L’Algérie est un pays qui partage une large frontière avec le Mali. En altitude, ce pays est plus au sommet que le Mali. Or, en matière d’exploitation pétrolière, le pays qui est en basse altitude profite mieux du pétrole. Ainsi, si aujourd’hui, l’Etat algérien a sorti la grosse artillerie pour être chef de file de la médiation entre l’Etat du Mali et les groupes armés signataires de l’accord, c’est aussi une façon de ne pas perdre de vu l’objectif : l’instabilité continue du Nord du Mali pour que l’exploitation du pétrole devienne un rêve pour le gouvernement du Mali et afin que l’Algérie seule continue de profiter des richesses de son sous-sol. Sinon, pourquoi c’est en cours de l’installation de matériels pour l’extraction du pétrole au Nord que la rébellion a recommencé et a pris une forme politique très difficile à combattre ?
On le sait, si le MNLA est un projet français, elle a l’appui de l’Algérie sur le plan territoriale. C’est la raison pour laquelle, le Mali ne connaitra jamais la stabilité tant qu’il n’y a pas d’accord avec l’Algérie. Il peut y avoir des accords concernant l’exploitation et même le mode de répartition des gains. Aussi, le plan de secours à préconiser sera d’installer des bases militaires infranchissables dans les différentes zones pétrolières afin de contrer tous les ennemis et exploiter par la suite l’or noir de la zone.
Le Mali, un État verrouillé ?
Si l’on se plaignait il y a peu de temps déjà de l’insécurité et du contrôle flagrant des localités par des terroristes, aujourd’hui, les donnes ont changé, d’après les actions militaires actuelles. Des drones sont en surveillance permanente sur toute l’étendue du territoire national. Des avions sont en patrouilles. Des soldats sont en alerte maximum. Après les attaques déjouées contre l’aéroport international Ambidédjo de Mopti, à Sévaré, celle déjouée à Dourou, dans la région de Bandiagara, il y a un peu plus d’un mois, l’on ne peut plus douter du fait que le Mali est sous le contrôle sécuritaire de l’armée malienne.
On le sait, les regroupements des terroristes se font maintenant très rares au centre. Ils émigrent actuellement vers les régions du Sud et de l’ouest à cause de la pression de l’armée.
Pour le cas de Kidal et d’autres localités du Nord et du Centre sous le contrôle des rebelles, en coalition avec des terroristes ; avec une présence infime de l’armée, le gouvernement malien doit combattre dans un premier temps l’Algérie. Si l’Algérie veut, cette crise sera derrière nous. Elle joue à la politique du maintien de cette crise afin de profiter économiquement de ses retombés. L’exploitation du pétrole malien conduira à la fin de L’exploitation de celui de l’Algérie, selon des sources bien introduites. Comment ce pays peut-il vouloir la stabilité du Mali?
Pourquoi les différents régimes qui se sont succédés n’ont pas compris cela et mettre des moyens diplomatiques et militaires en place pour mettre fin à la mainmise de l’Algérie sur l’entretien des rebelles et des terroristes?
Aujourd’hui, avec cette nouvelle vision de gestion du pays, pouvons-nous espérer sur L’exploitation du pétrole malien dans un futur proche? Pourquoi l’Algérie détient toujours le monopole de la médiation entre les groupes rebelles et le gouvernement ?
Le gouvernement du Mali doit user de tout son poids pour dénoncer l’accord d’Alger et contrôler l’ensemble du territoire, afin de mettre fin à la récréation.
Alfousseini Togo
Source : Le Canard de la Venise
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Je suis d’accord. L’Algérie est un pays voisin du Mali qui ne connaît que ses intérêts. Mais c’est au Mali aussi de viser ses intérêts. Aujourd’hui, Assimi vout tout ça. C’est pourquoi le Mali est très armé Aujourd’hui.