La Conférence des chefs d’Etat de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal a eu lieu le 19 Juillet dernier par visio-conférence. Les Chefs d’Etats du Sénégal, du Mali, de la Guinée et de la Mauritanie ont échangé sur le futur de l’organisation commune qui doit innover la navigation et le secteur de l’énergie dans les quatre pays membres. Au lendemain de la réunion, le gouvernement de la transition guinéenne a décidé du retrait de leur pays à cause de certains problèmes.
Dans son allocution, le Président de la transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta a souligné plusieurs insuffisances auxquelles il faut rapidement palier au sein de l’organisation : la lenteur dans le financement et l’exécution des projets importants ; le manque d’infrastructures adéquats pour le transport de l’énergie ; la lenteur dans la réalisation des infrastructures de base en Guinée (pays très en retard par rapport aux autres) ; l’inefficacité et le mode de sélection des fonctionnaires de l’institution internationale ; etc.
Ainsi, le Colonel Mamadi Doumbouya n’est pas parti avec le dos de la cuillère, ne croyant plus à l’avenir prometteur tant annoncé de l’OMVS. Il a suspendu la participation de la Guinée aux instances de l’institution. Doumbouya a bien raison car le Sénégal et la Mauritanie se taillent toujours la part du lion dans cette affaire. Le Mali et la Guinée sont les parties faibles du caca.
La Guinée a suspendu sa participation à l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) mardi dernier. La junte déplore le retard considérable dans le financement du barrage hydroélectrique de Koukoutamba, dans la sous-préfecture de Tougué, région de Labé. Elle fustige aussi la sous-représentativité de la Guinée au sein des «instances de décision de l’OMVS».
«On ne peut pas maintenir les ressources de notre pays à l’état de projet pendant 20 ans…», selon le Porte-parole de la Présidence Guinéenne.
Selon un travailleur malien au sein de l’OMVS, même un planton sénégalais est mieux payé qu’un ingénieur Malien à l’OMVS. ‘’Il y a un grand problème de considération des travailleurs Maliens au sein de l’OMVS. Nous sommes considérés comme les plus faibles et nos salaires sont les plus bas. Nos décisions sont toujours jetées à la poubelle. Et nous faisons acte de figurants ici’’, a fait savoir notre source.
Si le gouvernement de fait rien pour établir la parité entre les trois pays restants, la grogne peut éclater à tout moment à Bamako. De toute façon, les responsables de cette organisation savent que le fleuve Sénégal est victime d’ensablement. Elles savent que la navigation est de plus en plus menacée. Et nos pays ont besoin de matériels nécessaires pour le transport de l’énergie. Si l’union fait la force, le Mali ne doit pas rester faible au sein de l’OMVS. Si les choses ne bougent pas à hauteur de souhait avec cette organisation, pourquoi ne pas suivre la Guinée ?
‘’Na laara, an saara’’
Alfousseini TOGO
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