Aujourd’hui, le Mali traverse une période difficile due à la crise économique, cumulée à la crise sécuritaire. Les autorités de la transition ont mis le curseur sur la résolution de la crise sécuritaire d’abord avant d’entamer le processus de développement du pays. On le dit souvent : l’argent n’aime pas le bruit des armes, même si c’est l’économie de guerre qui est en train de faire de Sévaré et d’autres villes du Centre, des villes coquettes.
Ainsi, cette crise sécuritaire a impacté négativement sur plusieurs secteurs dont le secteur de l’énergie, l’Agriculture, etc. Aujourd’hui, avoir de l’électricité chez soi est devenu un rêve. Le secteur des transports connait des difficultés compte tenu du manque d’entretien des infrastructures routières. Les autorités de la transition ont même commencé à prendre des crédits à court terme. Ce qui n’est pas rassurant pour l’avenir immédiat de la nation.
Ainsi, cette crise économique a-t-elle commencé aujourd’hui ?
En effet, sous le régime de feu Ibrahim Boubacar Kéïta, il y avait également des difficultés économiques jusqu’au point où les autorités prenaient les 20 pourcent de redevance en or en avance. Aujourd’hui, les autorités de la transition prennent aussi en avance les impôts des sociétés car d’après certaines indiscrétions, plus de 50 pourcent des Impôts de 2025 ont été déjà recouvrés.
On le sait, c’est l’Etat qui favorise l’accès aux énergies. Si l’Etat n’arrive plus à assurer cela, il est évident que c’est la faillite. Mais cela a une cause : le changement brutal de partenaires économiques et stratégique a ses conséquences. Les plus hautes autorités devaient prévoir cette situation et anticiper sur ces difficultés à travers certains plans.
La situation est tellement critique aujourd’hui que même les salaires des militaires ont pris du retard. Ainsi, d’après certaines indiscrétions, jusqu’aujourd’hui, les comptes de certains militaires n’ont jusqu’à présent pas été soldés. De l’autre côté, chez les civils, c’est la même situation qui prévaut.
Où va donc le Mali avec une économie qui ne rassure plus ?
Aujourd’hui, tout le monde sait que le problème d’électricité et la cherté du carburant sont dus à l’incapacité de l’Etat à subventionner le secteur de l’énergie. Or, les salaires ne peuvent pas couvrir le mois et c’était les subventions qui supportaient certaines charges familiales.
Les autorités de la transition doivent tout mettre en œuvre pour rendre le pays actif sur le plan économique. Sinon, l’économie de l’Etat est morte depuis un certain temps. C’est l’économie locale qui est en coma profond maintenant avec la crise de l’électricité, le départ de la Minusma et la cherté du coût de la vie. On le sait, quand on dirige, on ne connait pas généralement les prix des denrées de première nécessité, encore moins celui du carburant.
La seule solution, c’est de convaincre les partenaires dont la Chine, le Japon, les Etats-Unis, etc. à investir à hauteur de souhait au Mali. Sinon, quand le peuple a faim, le pouvoir a toujours des problèmes.
Alfousseini Togo
Source : Le Canard de la Venise
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