En visite à Abel Bagrou, à la frontière avec le Mali, Mohamed Ould Cheickh El Ghazouani, Président de la République de Mauritanie, après avoir constaté les difficultés auxquelles sont confrontés les éleveurs de son pays, a tenu à les rassurer. Mais cette situation de fermeture de la frontière du Mali n’a-t-elle pas été motivée par les actions du gouvernement mauritanien ?
Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, a appelé, le 10 Novembre dernier, à la solidarité et à la compréhension envers le Mali, en proie à une guerre qui bouleverse l’équilibre de toute la région sahélienne. Le chef de l’État s’exprimait à Adel Bagrou, dans l’extrême Est du pays, à la frontière avec le Mali, cinquième étape d’une tournée à travers la wilaya du Hodh Ech Chargui.
« Le Mali est actuellement en guerre, il faut le reconnaître », a déclaré le Président. Constatant les conséquences directes du conflit et de la fermeture de la frontière par Bamako sur les zones frontalières mauritaniennes, il a ajouté : « On ne peut attendre d’un voisin en situation de guerre les mêmes traitements qu’il nous réservait en temps de paix ». Ould Ghazouani a-t-il oublié la persécution des ressortissants Maliens, récemment orchestrée dans son pays ? Le Président Mauritanien peut-il expliquer l’hébergement de certains terroristes chez lui ? Comment peut-il expliquer la préparation des attaques contre des villes et villages maliens depuis la Mauritanie ?
Ainsi, le gouvernement Malien a fermé la frontière d’abord pour des raisons de sécurité ; une situation à laquelle les autorités Mauritaniennes ne sont pas étrangères. On le sait, les bétails se déciment, mais sans une politique de défense et de sécurité coordonnée avec le gouvernement Malien concernant la frontière, la réouverture n’est pas pour demain.
Le temps est le meilleur juge !
« Na laara, an saara »
Alfousseini TOGO
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