Les états généraux de l’éducation doivent être un cadre d’échange entre les acteurs de l’école, les décideurs, les partenaires et les parents d’élève afin de trouver une solution viable aux problèmes de l’école malienne. Dans plusieurs régions, l’insécurité est pointée du doigt dans les rapports. Mais ils ont raté le coche. Le véritable problème de l’école aujourd’hui, c’est la privatisation à tous les échelons et la mauvaise gestion au niveau des Centres d’animation pédagogiques et des Académies d’enseignement.
Un pays qui a de l’avenir préserve les bonnes conditions dans le secteur de l’éducation. Au Mali, avant cette forme commerciale de l’éducation, provoquée par l’incapacité du gouvernement à faire face aux flux d’élèves et d’étudiants, les produits de l’école étaient bons. Les écoles privées étaient des pools d’excellence. Mais aujourd’hui, n’importe qui peut être promoteur d’école et n’importe qui peut enseigner dans ces écoles. La course au gain est devenue le quotidien des promoteurs d’école. Et lors des examens du Diplôme d’Etudes fondamentales (DEF), du Baccalauréat, etc., ces promoteurs, qui connaissent le mauvais niveau de leurs élèves et étudiants paient les Présidents de centres et les surveillants pour introduire les réponses aux sujets dans les salles d’examens. Quelle honte !
Cette pratique est connue de tous. Les parents d’élèves sont les premier à l’encourager car le niveau ne compte pas, mais le résultat. Nous avons constaté que ces pratiques deviennent de plus en plus impossibles, compte tenu du verrouillage des examens. Donc, les écoles privées ne sont pas la solution pour une école performante et crédible avec des produits à la hauteur. Le gouvernement doit rendre public l’enseignement préscolaire, fondamentale et secondaire, et fermer les écoles privées.
Aussi, concernant la gestion des instances de l’éducation : les Centre d’Animation Pédagogiques (CAP), les Académies d’enseignement et les Directions nationales des différentes structures de l’éducation, ils ne sont pas du ressort des enseignants. Il faut arrêter les nominations d’enseignants comme D-CAP, DAE, etc. Un enseignant n’est pas un gestionnaire. Il est habitué à gérer son salaire et non le développement d’un secteur. C’est ce qui fait que les CAP et les Académies d’enseignement ne sont jamais performants. D’ailleurs, les Conseillers des CAP ne font plus de contrôle dans les établissements. Ce qui est très grave. Ils sont souvent indexés de mauvaise gestion des fonds. Ils prennent de l’argent avec leurs collègues enseignants pour des cas de mutation. Ils sont vraiment faits pour les classes et non pour les bureaux et les avantages sans résultats.
Les autorités de la transition doivent aussi dépolitiser l’école. Certaines sources concordantes nous ont aussi révélé que les nominations des D-CAP se font souvent par affinité politiques et par liens parentaux. Ainsi donc, même les enseignants les plus méritants ne sont pas récompensés avec ces postes juteux. Donc, il faut nommer des gestionnaires et des planificateurs dans les CAP et les Académies d’enseignement. Les enseignants peuvent gérer les directions des écoles car là, ils auront pour rôle de faciliter le travail didactique.
« Na laara, an saara »
Alfousseini Togo
Source : Le Canard de la Venise
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Aujourd’hui, l’heure est grave sur le plan éducatif. Les écoles privées ont déçu. L’État doit prendre ses responsabilités.
Le vrai danger, c’est le manque de suivi des activités pédagogiques des CAP et des Académie. Tout le monde a relâche. Les enseignants ne doivent pas diriger ces instances.
Le gouvernement n’a pas besoin de l’avenir de nos enfants. Sino..la solution est simple. Il faut faire tout ce que TOGO dit dans son article.