Si en 2013, les forces de l’opération Serval n’ont pas voulu entrer dans Kidal avec les Forces de défense et de sécurités du Mali, après la libération de Konna, Douentza, Gao et Tombouctou pour des raisons politico-sécuritaires, et pour entretenir les rebelles afin de continuer à mettre la pression sur le gouvernement du Mali, en 2023, la situation a radicalement changé. La reprise de Kidal, le 14 Novembre dernier par les FAMA est une grande victoire contre l’application d’un accord de tous les dangers pour l’unité de notre pays.
L’armée Malienne est montée en puissance ces trois dernières années. Avant le début de cette montée en puissance, les plus hautes autorités du pays ont trouvé un autre partenaire sur le plan sécuritaire : la Fédération de Russie. La force Barkhane a été priée de quitter le sol malien et plus tard, la force Onusienne (MINUSMA).
En effet, pendant 10 ans, ni l’armée ni l’administration Malienne n’étaient opérationnelles à Kidal. C’est la volonté de quelques familles qui était satisfait par les gouvernements successifs qui n’avaient pour ambition que de maintenir la division entre les Ifoghas et les Imghads pour continuer à gouverner à moitié la ville de Kidal. Aussi, Avec l’aide de la France et d’autres pays, les rebelles étaient permanemment en position de défier l’armée malienne.
Au-delà de la mystification de cette ville, qui a tant fait souffrir et les régimes précédents et le peuple Malien, Kidal est aussi le symbole d’un complot de déstabilisation international du Mali. Ainsi, les rebellions successives, de l’indépendance à nos jours, ont toujours été fomentées à partir de cette ville.
Aujourd’hui, avec le départ de la Minusma et le qualificatif de terroristes de certains groupes armés signataire de l’accord d’Alger de 2015, la porte est grande ouverte pour une occupation glorieuse de cette ville par l’armée malienne et ses partenaires russes. La prise de Kidal sera une étape importante dans le processus de sécurisation du territoire national.
Le 14 Novembre 2023, après un long périple, l’armée malienne, dans un communiqué, a annoncé la reprise de Kidal. Depuis ce jour, ce sont les FAMA qui sont maitresses de cette ville, qui est à l’origine de tout ce que notre pays connait comme souffrance et humiliation. Et depuis le retour des FAMA, les choses s’accélèrent pour le retour de l’administration.
Selon des sources concordantes, une opération de ratissage et d’installation des unités FAMA serait en cours dans les régions du Centre, afin d’éradiquer définitivement le terrorisme sur l’ensemble du territoire national.
Il faut se mettre en évidence : des voies se lèvent actuellement pour interpeller le gouvernement à poursuivre l’application de l’accord d’Alger. Non, non et non ; l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est mort. Le Mali est dans une dynamique de pacification et de stabilisation. L’accord d’Alger est un complot des rebelles et de la communauté internationale contre le Mali. Le gouvernement doit rester dans une dynamique de gestion des conflits internes à Kidal, afin d’asseoir une base sécuritaire fiable. Il faut définitivement déchirer le torchon, le brûler et enterrer ses cendres. Il faut partir sur une nouvelle base, sans les implications extérieures. D’ailleurs, depuis sa signature, qui a voulu de l’application de cet accord de cryptorchidie ?
Alfousseini TOGO
En savoir plus sur Venise Mali
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
